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Stéphanie Brillant

Thématiques : psychologie positive, cerveau de l’enfant, neurosciences

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Stéphanie Brillant est diplômée de l’EFAP. Elle est journaliste habitée par cette éternelle curiosité qui est de questionner le monde, enquêter pour trouver des réponses et les partager. Elle a collaboré et réalisé des reportages et documentaires pour France 5, Canal+, M6, France 24.Elle a également présenté plusieurs émissions et journaux télévisés, sur France 24, i-télé, TV5 Monde, MTV, Téva, France 5.

En 2007, elle a eu envie de liberté, d’autonomie et crée sa société de production. Elle y produit des documentaires et reportages à travers le monde, une série humoristique – Jeanne Moche, la journaliste qui questionne la norme et aussi L’incubateur June, un docu-réalité en 12 épisodes, qui suivaient les aventures de 5 jeunes femmes entrepreneures. C’est à ce moment là que la bascule s’est faite. Elle comprend que qu’elle a besoin de mettre ses compétences au service de projets qui ont du sens. Terminé les enquêtes sur les travers de notre monde, elle change le nom de sa société, She is the boss, pour la muer en Innertainment.

L’innertainment, que l’on peut traduire par divertissement intérieur, présente des programmes qui ont pour objectif d’aider à se nourrir intérieurement, d’inspirer, d’ouvrir le champs des possibles. Une phrase de Carl Jung synthétise à merveille ce qu’est l’innertainment : « Celui qui regarde à l’extérieur rêve, celui qui regarde à l’intérieur s’éveille ».

En 2015, Stéphanie part s’installer à Los Angeles. Elle lance Innertainmentforkids.com, une

plateforme qui intègre des contenus qui ont du sens, qui nourrissent la créativité des petits et des grands, et qui permettent aux enfants de prendre conscience de leur ressource intérieure.

Les voix, les histoires, les illustrations, les jeux, sont crées par Stéphanie et son équipe. Elle a également sélectionné méticuleusement les articles et interviews publiés. Tous les livres, cahiers, d’activités, films, jouets, de la rubrique Yeux Fermés ont été soigneusement étudiés afin d’offrir une sélection exigeante d’outils, d’histoires et d’activités de qualité à partager avec les enfants.

Stéphanie Brilliant pense que tous les enfants ont un potentiel inouï, mais fragile qui est malheureusement souvent étouffé. Nous créons ainsi des générations d’adultes qui cherchent à reconnecter à ceux qu’ils sont, pourquoi plutôt, ne pas déconnecter nos enfants, en reconnaissant et valorisant   la   diversité   des   talents,   tout   en   transmettant   le   goût   du   travail.   L’intelligence d’un être se mesure à la somme de doutes qu’il est capable de supporter, Kant était aussi de cet avis. Qu’il n’y a pas une vision mais des visions. Nous sommes tous créatifs, et que la créativité se cultive.

Elle réalise en 2018, un film documentaire sur le cerveau des enfants qui est une plongée dans les neurosciences et explique comment nos expériences dans l’enfance façonnent notre cerveau. Le film donne les clefs essentielles pour le développer correctement. Comment aider les enfants à mieux gérer leurs colères, à se relever des échecs, à apprendre efficacement, etc. De l’émotion à l’apprentissage, le film présente tout ce qu’il est essentiel de savoir, en tant que parent ou éducateur, pour accompagner les enfants dans la réalisation de leur plein potentiel, et les aider à s’épanouir.

 

Dans certaines écoles américaines, des schémas simplifiés de cerveaux humains recouvrent les murs. Elèves comme professeurs commencent la journée d’école par trois minutes de respiration à l’unisson. Stéphanie Brillant a baladé sa caméra dans les établissements, laboratoires, entreprises et interviewé des chercheurs de pointe et autres éducateurs éclairés aux Etats-Unis pour décrypter comment se développe le cerveau des enfants. Elle en a tiré ce documentaire riche, pointu et passionnant. Le cerveau des enfants répond aux questions que se posent les parents : Est-ce que les enfants sont naturellement empathiques ? Comment peuvent-ils apprendre au mieux ?

Passionnée par les neurosciences, Stéphanie Brilliant intervient également en conférence sur la conscience humaine en s’inspirant de ses propres travaux sur l’enfance.

 

Reportage

Le Cerveau des enfants – Jupiter Films

http://tinyurl.com/yafs64oc

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JP Dupuy NB

Dupuy, Jean-Pierre

Thématiques : Philosophie sociale et politique, Ethique des sciences et techniques

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Jean-Pierre Dupuy est un ingénieur, épistémologue et philosophe français.

Polytechnicien et ingénieur des mines, il est professeur et chercheur au Centre d’Étude du Langage et de l’Information (CSLI) de l’université Stanford, en Californie. Il a aussi enseigné la philosophie sociale et politique et l’éthique des sciences et techniques jusqu’en 2006 à l’École polytechnique.

 

 

Biographie :

 

Ancien élève de l’École polytechnique, Jean-Pierre Dupuy a fondé le centre de sciences cognitives et d’épistémologie de l’École polytechnique (CREA) en 1982 avec Jean-Marie Domenach. Ce centre est devenu une unité mixte de recherche (UMR) en 1987. Dès l’origine, sa vocation a été double et a concerné aussi bien la modélisation en sciences humaines (modèles d’auto-organisation de systèmes complexes tant cognitifs, qu’économiques et sociaux) que la philosophie des sciences et, en particulier, l’épistémologie des sciences cognitives. En 2001, l’UMR s’est réorganisée et a décidé de se constituer en un laboratoire polyscientifique de sciences cognitives théoriques.

 

Jean-Pierre Dupuy a contribué à introduire et diffuser en France la pensée d’Ivan Illich, qu’il a rencontré chaque année de 1974 à 1979 au Mexique au CIDOC de Cuernavaca, mais aussi celles de René Girard, de John Rawls et de Günther Anders. Une partie de son travail porte sur les nanotechnologies, un possible « tsunami » technologique à venir, dont il étudie tant les effets pervers possibles que la teneur du débat autour de ce risque. Il s’intéresse plus généralement aux appréhensions et réflexions autour des catastrophes, passées comme prévisibles. Jean-Pierre Dupuy compte également parmi les membres fondateurs du Collegium international éthique, politique et scientifique, association qui souhaite « apporter des réponses intelligentes et appropriées qu’attendent les peuples du monde face aux nouveaux défis de notre temps. »

Il reçoit le prix Roger-Caillois de l’essai 2011.

 

 

Sa pensée :

 

Le Sacrifice et l’envie (1992) fait référence aux deux obsessions de toute théorie moderne de la justice. Dans une société libérale, c’est-à-dire sans transcendance, l’homme doit être préservé du nombre : la perspective d’un sacrifice de l’individu à la collectivité, qui assurait autrefois la pérennité de l’ordre social, est désormais rejetée. Mais cette absence de transcendance, et l’individualisme qui en découle, libèrent l’envie, qui menace l’ordre social en permanence. Les grands théoriciens du libéralisme – au premier chef Adam Smith, John Rawls et Friedrich Hayek – ont parfaitement conscience de ce risque et chacun tente de le minimiser dans ses travaux. Rejet du sacrifice, et rejet de l’envie que ce premier rejet engendre : voilà ce qui constitue selon Dupuy la trame avec laquelle il faut lire toute théorie moderne de la justice.

Dans Pour un catastrophisme éclairé (2002) puis dans Petite métaphysique des tsunamis (2005), Jean-Pierre Dupuy part d’un constat : le seuil a été franchi. L’humanité est désormais capable de s’anéantir elle-même, par les armes de destruction massive ou simplement en continuant d’altérer ses conditions de survie. Nous savons cela, mais au fond de nous, nous ne le croyons pas. Quelle est la raison de cet aveuglement ? Le livre mène, à la suite de Bergson et de Hans Jonas, une réflexion sur le temps. Dupuy distingue le « temps de l’histoire », auquel nous sommes habitués, et le « temps du projet », qu’il propose comme paradigme pour penser la catastrophe et agir face à elle. Dans le « temps de l’histoire », le temps est envisagé rétrospectivement et les possibles jamais actualisés n’ont non seulement aucun intérêt, mais ne sont pas considérés comme des possibles auxquels on peut croire. C’est parce que nous concevons uniquement le temps de cette façon que nous n’agissons contre les catastrophes qu’une fois celles-ci réalisées, « c’est l’actualisation de l’événement qui […] qui crée rétrospectivement de la nécessité »3. Le « temps du projet », lui, unit passé et futur : la catastrophe est déjà présente aujourd’hui, ce qui peut nous faire agir pour que, paradoxalement, elle ne se soit jamais produite.

Dans La Marque du sacré (2009), sur une suggestion de son éditeur Benoît Chantre, Jean-Pierre Dupuy synthétise ses ouvrages antérieurs, qui « ont pu donner l’impression […] d’une certaine dispersion »2, en mettant en exergue le fil conducteur qui les unit : la question du sacré.

 

Références :

 

  1. http://www.stanford.edu/dept/MTL/cgi-bin/modthought/mtl-people/faculty/
  2. a et b J.P. Dupuy, La marque du sacré, Ed. Flammarion, Coll. “Champs essais”, 2010
  3. Jean-Pierre Dupuy, Petite métaphysique des tsunamis, Paris, Seuil, 2005

 

Ouvrages publiés :

 

  • Avec Michel Deguy (dir.), René Girard et le Problème du mal, Grasset, 1982.
  • La Panique, Les Empêcheurs de Penser en Rond, 1991 – Réédition 2003.
  • Le Sacrifice et l’Envie. Le libéralisme aux prises avec la justice sociale, Paris, Calmann-Lévy, 1992

– Réédition sous le titre Libéralisme et justice sociale, Hachette Pluriel.

  • • Aux origines des sciences cognitives, La Découverte, 1994 – à propos des Conférences Macy.
  • Éthique et philosophie de l’action, Ellipses, 1999.
  • Les savants croient-ils en leurs théories ? Une lecture philosophique de l’histoire des sciences cognitives, INRA Éditions, 2000.
  • Avions-nous oublié le mal ? Penser la politique après le 11 septembre, Bayard, 2002.
  • Pour un catastrophisme éclairé. Quand l’impossible est certain, Seuil, 2004.
  • Petite métaphysique des tsunamis, Seuil, 2005.
  • Retour de Tchernobyl. Journal d’un homme en colère, Seuil, 2006.
  • La Marque du sacré : essai sur une dénégation, Carnets nord, 2009.
  • L’Avenir de l’économie : sortir de l’écomystification, Flammarion, 2012.
  • La jalousie : Une géometrie du désir, Seuil, 2016.

Articles :

  • « L’individu libéral, cet inconnu : d’Adam Smith à Friedrich Hayek », dans Catherine Audard, Jean-Pierre Dupuy et René Sève (éd.), Individu et Justice sociale. Autour de John Rawls, Paris, Seuil, 1988, p. 73-125.

« Friedrich Hayek ou la justice noyée dans la complexité sociale », dans Le Sacrifice et l’Envie. Le libéralisme aux prises avec la justice sociale, Paris, Calmann-Lévy, 1992, chap. VIII (p. 241-292).

 

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Michel Herve

Hervé, Michel

Thématiques : L’Entreprise libérée

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Entrepreneur, maire de Parthenay pendant 22 ans, député des Deux-Sèvres, député européen de 1989 à 1994 et professeur associé à l’université Paris VIII. Également président national de l’Agence pour la création d’entreprises (APCE), président fondateur de l’IDPC (institut financier de capital risque)

 

 

Mandats politiques (entre 1971 et 2001) :

 

  • Maire de Parthenay et Président du District, Conseiller Régional du Poitou-Charentes, Membre du Comité Economique et Social Poitou-Charentes, Député à l’Assemblée Nationale, Député Européen

Mandats sociaux et professionnels exercés :

 

  • Président – Fondateur société capital-risque IDPC
  • Président : APCE (Agence Pour la Création d’Entreprises), Europe 99, Mission Ecoter, Ville Numérisée, Europe-Tibet, Ludothèques de France
  • Professeur Université Paris VIII Vincennes
  • Administrateur : Fondation Maison des Sciences de l’Homme Université Professionnelle IGS

Œuvres :

 

  • Auteur du livre « Une nouvelle ère – Sortir de la culture du chef » Aux Editions François Bourin (09.2015)
  • Co-auteur, avec Thibaud BRIERE, du livre « Le Pouvoir au-delà du pouvoir. L’exigence de démocratie dans toute organisation » aux Editions Bourin (2012)
  • Prix Leaderinnov du meilleur livre du leadership 2013
  • Co-auteur de « Entreprise 2.0 – Réflexion autour d’une nouvelle odyssée » Editeur : Lulu.com (2008)
  • Co-auteur, avec Alain d’IRIBARNE et Elisabeth BOURGUINAT, du livre « De la Pyramide aux réseaux – Récits d’une expérience de démocratie participative »
    aux Editions Autrement (2007)

 

 

Langues d’intervention: français

 

Thématiques d’intervention: L’Entreprise libérée

 

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