http://senseagency-philosophie.fr/
2018-12-1-prospective
 

 

Sense Agency - Julien Migaud-Muller

Migaud-Muller, Julien

Thématiques : Politique française et européenne, politiques et modèles scandinaves et espagnols, économie numérique, médias (TV, radio presse), information en continu.

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Julien Migaud-Muller est journaliste présentateur aujourd’hui sur BFM TV

 

Il se passionne très tôt pour le journalisme. Premiers pas à la radio à l’âge de 16 ans : il co-anime « Studio Foot » sur France-Bleu Auxerre. Il est alors le plus jeune journaliste du groupe Radio-France.

 

 

L’année suivante, direction Lyon pour étudier la science politique, la diplomatie et les relations internationales. Puis il intègre l’Institut Supérieur des Médias de Lyon où il obtient un Bachelor en Journalisme.

Passionné d’économie et de politique, Julien couvre la présidentielle de 2007 pour BFM Radio. Quelques mois plus tard, il rejoint  Europe 1 (Grand Direct, Matinale, etc.) ; puis part  à Bruxelles pour travailler à RTL Belgique. Il y présente les journaux.

Retour en France ou il intègre  BFMTV. Il devient Rédacteur et présentateur des JT pour plusieurs éditions.

Julien a écrit un livre consacré au Champagne « Sur la route des vins de Champagne » avec Jean-Sébastien Petitdemange (France 3, RTL)
Passionné de voyage, il affectionne tout particulièrement les pays scandinaves. Il se rend plusieurs fois par an en Suède. Il a d’ailleurs comme projet d’écrire un guide sur Stockholm.

 

Langues d’intervention: français

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Radu Mihaileanu

Mihaileanu, Radu

Thématiques : Cinéma

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Radu Mihaileanu est un réalisateur et scénariste français d’origine roumaine. Durant la dictature de Ceausescu, il quitte la Roumanie en 1980 et se réfugie en Israel, puis en France où il étudie le cinéma à l’Idhec (Fémis).

 

 

En 1993 sort Trahir, son premier long-métrage en tant que réalisateur. Suit Train de Vie en 1998. En parallèle il réalise des téléfilms. Tous ses longs métrages (y compris les deux précédents) Va, vis et deviens en 2005, Le Concert en 2009, La Source des femmes en 2011, reçoivent des prix et rencontrent un accueil favorable auprès du public.

 

Il a d’ailleurs reçu, pour l’ensemble de son oeuvre, le Prix Henri Langlois, « pour avoir su, en quelques films, marquer le cinéma mondial d’une empreinte particulière, courageuse et engagée par un travail sur la mémoire, mêlant aux tragédies de l’histoire moderne un humour , une poésie, un humanisme savamment et idéalement distillés. » Radu Mihaileanu est fait Chevalier de a Légion d’honneur en 2011 et officier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2014.

 

Langues d’intervention: français, roumain

 

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Quester Semeon, Natacha

Thèmatiques : L’Empowerment, Le Digital

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Entrepreneuse, co-fondatrice et CEO de l’agence innovante youARhere <http://www.youarhere.fr/>, spécialisée dans la création de projets innovants, de sites et applications mobiles dans le domaine de la culture, du tourisme et du divertissement, ainsi que dans le conseil en stratégie digitale et sociale.

youARhere est éditeur de CultureClic, une application culturelle et touristique en réalité augmentée, en partenariat contenus avec le Ministère de la Culture, la BNF et la RMN, elle a été téléchargée plus de 500 000 fois.

Evangéliste de l’Internet et des nouveaux usages depuis les débuts du Web, elle à la fois journaliste, vidéo blogueuse, photographe et chroniqueuse TV-radio et entrepreneure.

Créé en 2003, MemoireVive.tv <http://www.memoirevive.tv/> a été l’un des tout premiers vidéo-blog au monde. Il a été accrédité presse par les partis politiques en 2007.

Elle a réalisé plus de 200 interviews vidéo sur MemoireVive.tv <http://www.memoirevive.tv/> (dont certaines ont été reprises par Le Monde, Le Figaro, diffusées sur des chaînes de télé comme France 24 ou Public Sénat ).

Une connaissance du potentiel de la révolution digitale également acquise à travers l’association humaniste « des Humains Associés <http://www.humains-associes.org/>«  fondée en 1984, dont le site web, lancé en 1994 à Imagina, compte parmi les 10 000 premiers sites de l’histoire du web.

En 2006, elle a co-fondé Girl Power 3.0, club d’influence féminin indépendant qui a pour vocation d’encourager la présence des femmes dans l’écosystème, l’innovation et l’entrepreneuriat.

Elle a fondé avec Alexandre Jardin le mouvement Bleu, blanc, zèbre (« Les Zèbres ») dont elle a été vice-présidente.

Elle est porte parole du mouvement pour la mixité #JamaisSansElles, présidé par Tatiana F-Salomon et Guy Mamou-Mani avec plusieurs personnalités du numérique, des médias et de la politique.

L’appel a été signé par une centaine de dirigeants et des personnalités de premier plan.

Dès son lancement #JamaisSansElles a été un succès sur les réseaux sociaux, le hashtag a touché plus de 20 millions de personnes sur Twitter.

Natacha est l’une des femmes les plus influentes du web français selon plusieurs médias (TF1, L’Express, le Figaro…) et outils de mesure.

Suivre Natacha sur Twitter : <http://www.twitter.com/natachaqs>

Suivre Natacha sur LinkdIn : <http://www.linkedin.com/in/natachaqs>

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Reille-Soult, Véronique

Thèmatiques : La Transformation Digitale de l’Entreprise

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Véronique Reille-Soult dirige Dentsu Consulting, nouvelle entité dédiée à l’accompagnement des directions générales et des directions marketing et communication dans l’anticipation des transformations numériques.

 

 

Passée par Kagency (HighCo) et par Hopscotch, elle a précédemment créé l’agence 910, fusionnée en avril 2014 avec l’agence ELAN, dont elle était devenue la vice-présidente. Véronique intervient très souvent dans les médias en tant qu’experte de la communication digitale, notamment dans l’émission « CQFD », diffusée chaque semaine sur i>télé. Depuis 2005, elle transmet également son expertise auprès des étudiants du MBA Celsa-Sorbonne. Constituée autour d’une équipe de 15 consultants seniors et pluridisciplinaires, épaulée par plus de 60 experts sélectionnés parmi les 1200 collaborateurs des agences de Dentsu Aegis Network France, Dentsu Consulting a pour objectif de sécuriser et d’accélérer les transformations rendues nécessaires par les nouveaux usages numériques.

Véronique Reille-Soult, DG Dentsu Consulting, déclare « La puissance et la transversalité des compétences au sein du groupe Dentsu Aegis Network sont des atouts majeurs pour répondre aux besoins et attentes des dirigeants. Souplesse et réactivité sont le quotidien des équipes d’experts du groupe et c’est cette réalité qui est particulièrement attractive. » Benjamin Grange, COO de Dentsu Aegis Network & CEO Dentsu Consulting, ajoute : « Je me réjouis de l’arrivée de Véronique au poste de Directeur Général de Dentsu Consulting. L’expérience qu’elle a acquise est unique et cela va nous permette de renforcer notre capacité d’accompagnement des dirigeants. »

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Pascal Picq

Picq, Pascal

Thématiques : L’Evolution de l’Homme : de la Préhistoire au Tranhumanisme; Les Entreprises et l’Evolution; Les Chemins naturels et culturels de l’Adaptation; Des Femmes et des Entreprises; Des Diversités et des Entreprises: Des Robots, des grands Singes et des Hommes; Régime alimentaire: évolution, coévolution et mal-évolution; Langage et communication; Art et mode; Homme et Animal; Ville et habitat; Marche et pensée

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Pascal Picq est paléoanthropologue. Maître de conférence au Collège de France, ses recherches s’intéressent à l’évolution morphologique et sociale de la lignée humaine dans le cadre des théories modernes de l’évolution.

Après avoir introduit l’éthologie dans le champ de l’anthropologie évolutionniste (Il était une Fois la Paléoanthropologie Odile Jacob 2010), il s’est impliqué dans des questions de sociétés en dénonçant les archaïsmes à l’encontre de la diversité et des femmes (Nouvelle Histoire de l’Homme Perrin 2005), pour la défense de la laïcité (Lucy et l’Obscurantisme Odile Jacob 2007) et un essai (im)pertinent sur les origines naturelles de la politique au moment des élections présidentielles (L’Homme est-il un grand Singe politique ? Odile Jacob 2011).

Ses réflexions et ses travaux intéressent de plus en plus le monde économique et social sur les processus de l’innovation et du management des groupes autour du concept d’Anthroprise (Un Paléoanthropologue dans l’Entreprise Eyrolles 2011). Il est associé à l’APM, à l’Académie des Entrepreneurs et à la Fabrique de l’Industrie. Ses travaux récents décrivent comment, de la Préhistoire à demain, les mêmes mécanismes adaptatifs font que l’Homme ne survit que par ses entreprises. Ses derniers essais De Darwin à Lévi-Strauss : l’Homme et la Diversité en Danger et Le Retour de Madame Neandertal : comment être sapiens (Odile Jacob 2013 et 2015) et La Marche (Autrement 2015) sont des plaidoyers pour l’avenir de l’humanité.

Langues d’intervention: français

 

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Emmanuel Pierrat

Pierrat, Emmanuel

Thématiques : droit de l’édition; liberté d’expression; le droit à l’image; droit de la propriété intellectuelle.

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Emmanuel Pierrat est avocat au Barreau de Paris, Membre du Conseil National des Barreaux et Ancien Membre du Conseil de l’Ordre. Il a fondé le Cabinet d’avocats portant son nom, composé d’une dizaine d’avocats.

 

Après des études à l’Université Paris-II (DEA de droit de la propriété industrielle, littéraire et artistique, licence de communication de l’Institut Français de Presse) et à Louvain-La-Neuve (Belgique), il a prêté serment auprès du Barreau de Paris en février 1993. Il est titulaire depuis 1997 du certificat de spécialisation en droit de la propriété intellectuelle. Emmanuel Pierrat est Conservateur du Musée du Barreau de Paris. Il co-préside les Jurys du Conseil National des Barreaux délivrant les mentions de spécialisation «  Droit de la propriété intellectuelle  » et «  Droit des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication  ».

 

Il tient la chronique juridique dans plusieurs périodiques professionnels liés aux métiers du livre et de l’imprimerie, dont Livres hebdo  et intervient régulièrement en tant que coach  sur RMC dans l’émission de Brigitte de Lahaie Lahaie l’Amour et Vous.
Il est également membre du comité directeur de l’Union Internationale des Avocats (UIA), administrateur de l’AFPIDA, section française de l’Association Littéraire et Artistique Internationale (ALAI), et membre du comité directeur du Pen Club de France. Emmanuel Pierrat est directeur de la Grande Bibliothèque du Droit (lagbd.org).

 

Il est également l’auteur de plus d’une dizaine de romans et récits, dont, notamment, Troublé de l’éveil (Fayard, 2008) ou encore Maître de soi (Fayard, 2010). Plusieurs de ses ouvrages ou contributions ont été traduits.

 

Langues d’intervention : français

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Rabinovitch, Gérard

Thématiques : éthique, philosophie politique, psychanalyse, sociologie

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Gérard Rabinovitch est un philosophe et sociologue, chercheur au CNRS, Directeur de l’Institut européen Emmanuel Levinas de l’Alliance Israelite Universelle.

 

Fils et neveu de résistants déportés, il pose le concept de « destructivité » (pulsion de destruction, faisant écho au concept kantien de mal radical) pour interpréter le nazisme.

 

Il poursuit ses recherches sur ce concept par l’étude du nazisme et de ses effets dans les manifestations de délitement contemporain du lien social, mais également par l’étude du génocide des Tutsis et hutus modérés au Rwanda, de la pègre, de la mafia et des terrorismes contemporains.

 

Il suggère, en philosophe clinicien de fonder une « éthique de la désillusion », qui permette à la personne de construire des barrages contre la destructivité qui habite l’espèce humaine.

 

Cette réflexion s’illustre en contrepoint par une analyse de l’humour (joyau déposé dans l’élévation de l’Esprit humain) et de sa vocation éthique. Il « pose les fondements épistémologiques et éthiques d’une nouvelle manière d’assumer notre condition humaine dans notre monde contemporain ».

 

Derniers ouvrages parus : Terrorisme/Résistance, d’une confusion lexicale à l’époque des sociétés de masse Editions Le bord de l’eau , 2014; Et vous trouvez ça drôle ?!… variations sur le propre de l’homme, édition Bréal, 2011.

 

Langues d’intervention: français

 

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Pierre Henri Tavoillot

Tavoillot, Pierre-Henri

Thèmatiques : Philosophie

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Pierre-Henri Tavoillot (né en 1965) est philosophe, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et Président du Collège de Philosophie. Il intervient régulièrement comme conférencier au sein des entreprises et des collectivités locales.

 

 

Parmi ses ouvrages :

Le Crépuscule des Lumières (Cerf, 1996)

Philosophie des âges de la vie (en collab. avec Eric Deschavanne, Grasset, 2007 ; rééd. Hachette Pluriel, 2008)

Qui doit gouverner ? Une brève histoire de l’autorité (Grasset, 2011)

Tous paranos ? (en collab. avec Laurent Bazin, Ed. de l’Aube, 2010)

Petit almanach du sens de la vie (Livre de Poche, 2013)

Faire ou ne pas faire son âge (Ed. de L’Aube, 2015)

L’abeille (et le) philosophe, (en collab. avec F. Tavoillot, Odile Jacob, 2015)

Il a été conseiller auprès du Ministre de l’Education Nationale (2000-2002), membre du Conseil National des Programmes (1993-2004) ainsi que du Conseil d’Analyse de la Société (près le Premier Ministre, 2004-2013).

 

THEMES D’INTERVENTION

 

Brouillage dans les âges de la vie

 

Une sortie de l’enfance de plus en plus en précoce, mais une entrée dans l’âge adulte de plus en plus tardive. Une jeunesse adorée, mais qui peine à s’intégrer dans la vie active ; une vieillesse ennemie, mais plus durable et confortable que jamais. Comment penser le brouillage des âges aujourd’hui dans le contexte d’une vie plus longue ? Jadis les étapes étaient claires et les âges des statuts, presque des « uniformes » ; aujourd’hui tout devient mouvant et « négociable », à tel point que plus personne ne semble vouloir « faire son âge ». Quels sont les enjeux des métamorphoses contemporaines des âges dans la vie familiale, professionnelle et civique ? Que signifie être adulte dans ce contexte d’incertitude et de changement permanent ?

 

La nouvelle montée des peurs

 

Comment expliquer la montée des peurs dans nos sociétés pourtant hypersécurisées ? Notre époque a vu l’augmentation de l’espérance de vie, la fin des grandes épidémies, la disparition des guerres de notre horizon immédiat, le recul spectaculaire de l’homicide … autant d’éléments qui devraient nous réjouir et réconforter ! Mais au lieu de cela, notre temps est taraudé par les peurs de toutes sortes, des phobies alimentaires aux angoisses à l’égard des catastrophes climatiques ou financières. Et nous n’en avons même plus honte ; la peur est presque devenue un devoir, une vertu, … une sagesse. Qui ne tremble point commet aujourd’hui le triple péché d’ignorance, d’insouciance et d’impuissance. Sommes-nous entrés à l’âge paradoxal du « trouillocène » avancé ? Faut-il avoir peur de cette montée des peurs ?

 

 

Les métamorphoses de l’autorité

 

On n’a jamais autant parlé de l’autorité depuis qu’elle est en crise. Dans la famille, qui a vu l’avènement triomphal de l’enfant-roi ; à l’école, où l’admiration muette pour le maître ne sont plus que de pâles souvenirs ; dans la Cité même, qui a vu la capacité à gouverner, à ordonner et à punir, se réduire comme une peau de chagrin. Le père de famille, le maître d’école, le chef politique, le juge : aucune des figures traditionnelles de l’autorité ne paraît plus être à même de résister aux coups de boutoir d’une époque – la nôtre –, dont l’anti-autoritarisme fut, est et sera le cheval de bataille. Vivons-nous la fin ou la métamorphose de l’autorité à l’âge hypermoderne ? Comment l’autorité se reconfigure-t-elle à l’âge démocratique ?

 

 

La fin du travail ?

 

Moins le travail occupe notre temps, plus il nous prend la tête. Tel est le paradoxe du travail aujourd’hui. D’un côté, en effet, le labeur ne représente plus désormais qu’une part infime de nos existences : il commence plus tard (vers 23 ans en moyenne pour les jeunes Français) ; il finit plus tôt (la retraite arrive vers 65 ans), avec une durée hebdomadaire moindre (35 heures), alors même que nous vivons plus longtemps que jadis (environ 80 ans). Le calcul est simple : cela fait environ 10 % de notre temps de vie, autrement dit : pas grand chose. Mais, d’un autre côté, jamais ce travail n’a été autant l’objet de nos soucis et de nos préoccupations : c’est la grande angoisse de ceux qui n’en ont pas encore (les jeunes) ou qui n’en ont plus (les chômeurs) ; et c’est la grande souffrance de ceux qui en ont mais trouvent toujours qu’ils en ont trop. Comment penser ce paradoxe d’un travail qui oscille entre rêve et cauchemar ?

 

Hommes/Femmes : les nouvelles règles du jeu

 

Si le terme de révolution n’était pas aussi galvaudé ni malaisé d’usage, il aurait toute sa place pour désigner ce qui s’est passé depuis une centaine d’années, voire une cinquantaine d’années. Durant cette période la condition de la femme a davantage changé en Occident que pendant tous les millénaires antérieurs : affranchies des servitudes immémoriales liées à la procréation, exerçant toutes les activités professionnelles, les femmes battent en brèche les citadelles masculines. Mais précisément, après cette révolution : comment penser les nouvelles relations hommes/femmes ? Sont-elles vouées à la conflictualité ou, au contraire, à l’indifférenciation ? Ou assiste-t-on, après le féminisme, à une reconfiguration des relations entre les sexes ?

 

La crise des valeurs ou les valeurs de la crise

 

Y a-t-il une crise des valeurs ? Sommes-nous voués à cette « perte des repères », que l’on entend affirmer de toute part ? Tout le laisse à penser, puisque notre univers hypercapitaliste semble nous condamner à une société d’hyperconsommation. Celle-ci emporte tout, contamine tout, même ce qu’il y avait jadis de plus sacré ou de plus gratuit. Et pourtant, si l’on examine sans parti pris les « valeurs » dans le monde, c’est-à-dire ce qui, pour un individu, fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue, on perçoit une remarquable stabilité : famille, travail, spiritualité, … ces notions, en dépit de tous les bouleversements de notre époque, demeurent celles qui recueillent un assentiment général. Comment expliquer ce décalage entre, d’un côté, la persistance des valeurs ; et de l’autre, le sentiment de leur disparition ?

 

Les dilemmes de la justice

 

Le philosophe et prix Nobel d’économie, Amartya Sen, a inventé une jolie fable pour évoquer les dilemmes de la justice à l’âge contemporain. Il nous met dans la position d’une espèce de juge Salomon ayant pour mission d’attribuer une flûte à trois enfants (Anne, Carla et Bob) qui se la disputent. Chaque enfant vient plaider sa cause à tour de rôle. Anne la revendique parce qu’elle est la seule à savoir jouer de cet instrument (et, qui plus est, fort bien). Carla vient ensuite et la réclame, pour sa part, en indiquant qu’elle a passé un temps considérable à la fabriquer. Quant à Bob, il défend sa cause en arguant qu’à la différence des deux autres il ne possède aucun jouet. Cette petite histoire résume très bien les trois grandes options modernes de la justice. On peut en effet attribuer à chacun en fonction de ses talents (Anne), en fonction de ses mérites (Carla) ou en fonction de ses besoins (Bob). Comment trancher ? En quel sens, cette fable nous révèle-t-elle la place (démesurée ?) de la justice dans notre vision du monde ?

 

 

Authenticité ou performance ?

 

Notre époque réputée laxiste et évanescente en matière éthique pourrait bien, à y regarder de près, se révéler être la plus contraignante. Qu’on juge : nous devons aller bien du matin au soir, être heureux tout au long de notre vie, avoir toujours de nouveaux projets plein la tête et être en pleine forme physique, morale et spirituelle à longueur de temps. Mais, plus grave encore, ces normes contemporaines nous placent dans une redoutable double contrainte ; car ce que l’on nous demande, c’est finalement à la fois et en même temps : d’être nous-même et d’être plus que nous-même ; de nous accomplir et de nous dépasser ; d’être authentique et d’être performant. Comment penser cette contradiction qui concerne tous les domaines de la vie d’aujourd’hui : l’affectif et le professionnel, le privé et le public, l’intime, le familial, le social, l’économique et le politique ?

 

 

 

Autres thématiques :

 

Qu’est-ce que la culture générale ?

La santé : un droit, un devoir, le salut ?

Vices et vertu du virtuel

La guerre des générations n’aura pas lieu

Espace public et médiatisation : la tyrannie de la transparence ?

Vieillir : pour ou contre ?

Les idéologies après la fin des idéologies

L’éternel problème de la « jeunesse d’aujourd’hui »

L’art de gouverner à l’âge démocratique

Qu’est-ce que la solidarité ?

Comment faire (la) confiance ?

… 

 

 

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Sense Agency - Pierre Sabatier

Sabatier, Pierre

Thématiques: Guerre des monnaies, un monde de bulles, pragmatisme américain, ubérisation des entreprises, la fin des cycles émergents,horizon 2020 : quels bouleversements ?

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Pierre Sabatier est un économiste et entrepreneur français né en 1981. Prix Turgot 2013 du Jeune talent en économie financière, il est le président fondateur du cabinet indépendant de prospective économique et financière PrimeView. Il est également président d’AgroParisTech Alumni dont il est diplômé et chargé d’enseignement à l’Institut d’Administration des Entreprises de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et à AgroParisTech.

 

 

Membre du Cercle Turgot et des Econoclastes, il échange avec les plus éminents représentants de l’Etat (ministres, députés), les hautes instances européennes (BCE) et les dirigeants les plus influents des grands groupes et est régulièrement sollicité par les médias (BFM Business, Les Echos, Le Monde, Le Figaro, Europe 1, France Culture…).

Producteur de prospective et agitateur d’idées, il apporte une prise de hauteur et un regard décalé sur l’environnement économique lors de ses conférences et participations aux comités de direction de diverses entreprises. Il est tout particulièrement reconnu pour ses analyses sur l’impact des bouleversements démographiques en cours sur nos modèles de développement (en particulier sur le business model des entreprises) et pour sa capacité à tenir un discours pragmatique et opérationnel aux dirigeants d’entreprise en tant qu’entrepreneur.

Il a écrit plusieurs ouvrages parmi lesquels « La Chine, une bombe à retardement » (Eyrolles, 2012), mention d’honneur du Prix Turgot 2013, et a dirigé l’ouvrage collectif du Cercle Turgot « Après la récession…inflation ou déflation ? » (Editions Eyrolles, 2014).

Langues d’intervention:
français, anglais

 

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Sense Agency - Jacques Sapir

Sapir, Jacques

Thématiques: Economie de la Russie, Echange avec la Russie, Géopolitique de la Russie, Zone Euro, Economie européenne.

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Jacques Sapir est un économiste français. Il a enseigné à l’université de Paris-X Nanterre, puis il est devenu directeur d’études à l’EHESS en 1996, après y être entré comme maître de conférences en 1990. Il dirige depuis 1996 le Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS) ; il a été le responsable de la formation doctorale « Recherches comparatives sur le développement » de 1996 à 2006.

 

 

C’est un expert des problèmes de l’économie russe et des questions stratégiques, mais aussi un théoricien de l’économie qui s’est fait un nom sur des positions hétérodoxes très marquées sur plusieurs sujets et un engagement politique à la gauche de la gauche. Ses thèses sont également étudiées par la mouvance souverainiste, famille politique dont il s’est, avec le temps, rapproché.

 

Jacques Sapir est un contributeur régulier de la presse française, mais aussi russe (en particulier du magazine Expert et des quotidiens Nezavissimaïa Gazeta et Rossiysskaya Gazeta). Il intervient régulièrement sur la politique économique de ce dernier pays et ses dernières interventions ont porté sur la question de la crise et du taux de change du rouble. Il contribue aussi à la revue électronique de référence des économistes hétérodoxes, la Real-World Economics Review (ex Post-Autistic Economics Review). Ses chroniques sont publiées sur le site de Ria Novosti. Il publie depuis septembre 2012 ses notes et ses réactions sur son carnet Russeurope sur la plateforme de blogs académiques Hypotheses.org, et qu’il alimente très régulièrement.

 

Langues d’intervention: français, anglais

 

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